Franck Sorbier célèbre l’âme et la fête avec Le Cœur en Fête

Lors de la semaine de la Haute Couture, Franck Sorbier a dévoilé sa collection printemps-été 2026 comme on ouvre un carnet de poésie. Intitulée Le Cœur en Fête, cette nouvelle proposition couture est une ode à la célébration, à l’émotion et à l’engagement, fidèle à l’univers profondément humaniste du créateur.

Dès les premiers passages, le ton est donné : la fleur règne en fil conducteur, tantôt délicate, tantôt vibrante, symbole de renaissance et de partage. Franck Sorbier compose un vestiaire empreint de grâce et de liberté, porté par un casting résolument inclusif. Des femmes et hommes  incarnent une couture vivante, loin des standards figés. Une vision généreuse, à l’image du créateur, qui place l’humain au cœur de son geste.

Les robes de jour insufflent un esprit Nouvelle Vague, évoquant le vent de liberté et de légèreté rebelle qui caractérisait le cinéma des années 60. On y perçoit une nostalgie douce, presque cinématographique, rappelant une certaine idée de Brigitte Bardot : une élégance simplissime, jamais outrancière, mais chargée d’une liberté incroyable. Les silhouettes sont fluides, naturelles, pensées pour accompagner le mouvement plutôt que le contraindre. À la nuit tombée, la collection change de registre et devient scénique. Franck Sorbier imagine des tenues qui auraient pu séduire Maria Callas ou Luchino Visconti, convoquant l’imaginaire des grandes divas et des félins de la scène. Les bustiers, omniprésents, se déclinent en robes ou s’associent à des jupes. Souvent drapés, ils soulignent la taille, mettent en valeur les épaules et magnifient le port de tête, dans une élégance maîtrisée et jamais excessive. Une seule jupe à traîne ponctue l’ensemble, le reste privilégiant une mesure raffinée, loin de toute grandiloquence.

La palette chromatique se veut volontairement épurée sur les 23 passages du défilé. Le blanc naturel dialogue avec le noir, parfois imprimé, brodé ou tissé, tandis que des touches de couleur viennent réveiller l’ensemble : rouge ottoman, rouge brique, violet, ocre jaune, rose buvard, bleu nuit. De nouveaux noirs apparaissent également, teintés de violet foncé ou de bleu profond. Des imprimés noir et blanc, chargés d’une douce nostalgie, rappellent certaines époques chères au couturier. La soie, reine absolue de cette collection, se décline du début à la fin : twill, crêpe satin, raso shantung, saglione, organza et mousseline composent un vestiaire d’une richesse tactile remarquable. Les matières dialoguent avec la lumière, soulignant le savoir-faire artisanal et l’exigence couture qui caractérisent la maison Sorbier.

Mais Le Cœur en Fête est aussi un manifeste engagé. Franck Sorbier a toujours eu à cœur de soutenir des causes humanitaires et des actions porteuses de sens. Cette collection rend un hommage tout particulier aux soldats du feu. Le clin d’œil aux bals des sapeurs-pompiers, véritables moments de convivialité et de solidarité populaire, célèbre ces femmes et ces hommes engagés, incarnant humilité, courage et bienveillance. Une rencontre humaine forte, transformée ici en geste couture. Le défilé s’est achevé sur un tableau dansé, chorégraphié par Marie-Claude Pietragalla et Julien Dérouault, offrant une conclusion sensible et vibrante à cette célébration du corps, du mouvement et de l’émotion.

Avec Le Cœur en Fête, Franck Sorbier signe une collection qui a le parfum du charme ! Une couture du cœur, sincère et poétique, où la fête devient un acte de résistance douce, et l’élégance, une déclaration d’humanité



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